Nord Stream : Comme la Russie, la Hongrie demande une enquête de l’ONU

Le ministre hongrois des Affaires étrangères demande une enquête de l’ONU sur l’explosion du gazoduc Nord Stream dans la mer Baltique.

Après une visite au Bélarus mi-février durant laquelle il a prôné la paix et le dialogue avec la Russie, puis une escapade sur ses terres à Dunakeszi en compagnie du chef de la diplomatie chinoise, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjártó poursuit son intense activité diplomatique.

Cette fois avec un entretien publié sur le portail d’information russe RIA Novosti, dans lequel il appuie la demande russe d’une enquête des Nations Unies sur l’explosion du gazoduc Nord Stream à l’automne dernier. La semaine dernière, la Russie a en effet proposé un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU visant à obtenir une enquête des Nations Unies.

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Interrogé sur l’éventuel soutien de la Hongrie à cette résolution, Peter Szijjártó a répondu : « nous soutenons une enquête complète, approfondie, structurée et détaillée sur ce qui s’est passé. Peu importe qui l’initie ». « Ce qui se passe sur le gazoduc Nord Stream est proprement scandaleux. C’est la première fois qu’une infrastructure critique européenne d’une telle ampleur est attaquée. […] Et une telle attaque, en principe, devrait être considérée comme un acte terroriste », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie hongroise, totalement esseulé sur la scène européenne sur le dossier de la guerre en Ukraine, en a profité pour plaider en faveur de l’ONU qui, selon lui, « devrait jouer un rôle plus important » en tant qu’« instance où tout le monde est représenté » et où « même les ennemis peuvent et doivent se parler ».

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Toujours pas de coupable

On ne sait pas à l’heure actuelle qui porte la responsabilité du sabotage du gazoduc Nord Stream, pour lequel Moscou tient l’Occident pour responsable. Au début du mois de février, le journaliste d’investigation américain Seymour Hersh a publié un article concluant à la responsabilité des États-Unis, relançant les spéculations. La Maison Blanche a démenti.

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